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samedi 2 avril 2011

LES OUTILS D’APPRENTISSAGE EN LIGNE : PRÉSENTATION ET ANALYSE CRITIQUE DES USAGES EN MILIEU PROFESSIONNEL (EC 15a : Synthèse activité semaine 3)



INTRODUCTION (Lamago)
Il est évident que les TIC sont devenues d’un grand enjeu dans le monde de l’éducation et de la formation. Chaque pays, chaque institution - nonobstant les hémisphères géographiques, s’investit pour réussir l’intégration des outils et pratiques technologiques dans son système éducatif  afin d’en mieux tirer les avantages.  Au plan macro, colloques, symposiums, rencontres scientifiques se sont multipliés cette dernière décennie à travers la planète afin de faciliter les échanges d’expérience et l’élaboration des cadres théoriques devant présider à l’intégration et à l’usage pédagogique des nouvelles technologies dans la formation. Un tel engouement pour les TICE est tout simplement révélateur de la multiplicité des atouts inhérents  et relevant aussi bien de la massification de l’offre d’éducation qu’à sa qualité. Ceci étant, l’utilisation pédagogique des médias est aujourd’hui omniprésente dans tous les modes d’apprentissage que ce soit en situation de face-à-face ou en ligne. Le développement de l’internet  et l’arrimage des technologies dernière génération à l’acte d’apprendre ont permis le développement de l’apprentissage collaboratif dont la souplesse et l’efficacité arrachent l’admiration de bien de pédagogues. Les outils de communication synchrone et asynchrone tels que le chat, le forum, le wiki, le blog… investissent peu à peu le champ pédagogique rendant les échanges entre apprenants et enseignants aussi conviviaux et productifs qu’en formation présentielle. L’innovation affecte aussi bien les pratiques que les supports d’apprentissage. Pourtant, il faut remarquer que les TICE ne sauraient être une panacée. L’efficacité de ces outils en entreprise et dans les milieux éducatifs est  à la fois conditionnée par le niveau de développement technologique et le degré d’intégration pédagogique.
Cette analyse vise la présentation des médias éducatifs tels que : le chat, le forum, le wiki, le blog, la carte conceptuelle, les fonctionnalités et les avantages liés ; ainsi que la revue critique de quelques usages en  fonction des contextes professionnels.
I.                    LES OUTILS TICE : PRÉSENTATION ET USAGES (Lamago)
(Définition étymologique ; Définition générale ; Comment ça marche ; avantages et inconvénients)
  1. C’est quoi les outils TICE ?
Définition
Les Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Éducation (TICE) recouvrent les outils et produits numériques utilisés dans le cadre de l'éducation et de la formation. Les TICE regroupent en effet un ensemble d’outils conçus et utilisés pour produire, traiter, entreposer, échanger, classer, retrouver et lire des documents numériques à des fins d'enseignement et d'apprentissage.
Essaie de classification des TICE
Il existe une diversité des ressources apportées par les TICE. La littérature courante retient pour le moment 5 familles de ressources[1] à savoir :
-          banques de données et d'informations (documents numériques : textes, images, vidéos...) pouvant être utilisés comme supports de cours et d'illustrations par l'enseignant ou pouvant servir comme source d'information pour les élèves lors de recherche documentaire.
-          manuels numériques enrichis de données nouvelles (vidéos...) et d'outil de navigation unique: deep tagging
-          outils de travail personnel (exerciseurs, laboratoires personnels) capables de s'adapter au niveau des apprenants, à leurs objectifs et à leurs parcours.
-           simulateurs, systèmes experts, permettant de modéliser les phénomènes étudiés et d'en faire varier les paramètres,
-          dispositifs de travail collectif, de mise en réseau, de communication.
D’après Peraya (1999), un dispositif est « une instance,  un lieu social d'interaction et de coopération possédant ses intentions,  son fonctionnement matériel et symbolique enfin, ses modes d'interactions propres ».  Dans le cadre de ce séminaire, nous nous sommes surtout appesanti  aux dispositifs de travail collectif tels que le wiki, le blog, le chat et le forum.
2.      Le Wiki
Le Wiki est un site web sur lequel tout visiteur peut modifier ou créer des pages à l’aide de son navigateur Internet, et ce, sans qu’il lui soit nécessaire d’apprendre un quelconque langage de programmation[2] . Dans le cadre pédagogique, il s'agit d'un outil de travail collaboratif permettant de stimuler les échanges et de favoriser la structuration du savoir.
La création d’un wiki est extrêmement simple. Après s’être inscrit sur un site en choisissant un login et un mot de passe, il reste à l’utilisateur de remplir un formulaire sommaire. Un code d’activation est alors envoyé. Il ne reste plus à l’utilisateur que d’activer ce code et le wiki est crée.
L’outil wiki favorise particulièrement le déploiement du socio-constructivsme. Chaque apprenant note ses remarques, ses idées, ses appréciations sur le document commun. Les autres peuvent alors en temps réel réagir en confirmant ou en infirmant ce qui est noté. Comme si le groupe se trouvait autour d’une table en train d’élaborer un document. Dans le cas du Wiki, ils peuvent être disséminés dans tous les coins du monde (comme c’est notre cas) et compléter en temps réel le même document. Les apprenants, élaborant collaborativement leur wiki, exercent divers rôles : ils sont à la fois concepteurs et éditeurs d’idées mais aussi critiques des idées de leur co-équipiers. En somme comme le disent C.J. Bonk et al., ils deviennent “des créateurs”.
Nous pouvons noter, selon l’étude de Pedro et al. (2006) qui a duré deux (2) ans et qui a étudié huit (8) projets wiki, les aspects positifs de l’apprentissage en environnement wiki :
- La facilité d’utilisation : il est vrai que n’importe quel utilisateur ayant des notions de base en traitement de texte (et même moins !) peut créer et alimenter un wiki.
- Un accès rapide : à partir du moment ou le code est enregistré, un simple clic et nous sommes sur le wiki. Cliquez ensuite sur le bouton permettant de compléter le wiki et le tour est joué.
- Un contrôle des versions : l’accès à toutes les versions antérieures est possible.
- Un historique des modifications : chaque participant au wiki peut avoir accès à l’historique du wiki et voir les modifications qui ont été apportées.
  1. Les outils de communication et collaboration à distance (le forum, le chat, le blog)
Les blogs,  forums  et chats font parti des "Système de gestion de contenu" connu en anglais sous l’expression  "Content Management System". Il s’agit d’une suite d’outils de collaboration en ligne fortement utilisée dans la formation à distance et qui de plus en plus intervient aussi dans le cadre des apprentissages traditionnels en mode hybride.
a) Le Blog : Etymologiquement, le «Blog» est l'abréviation de «web log». «Log» signifiant en anglais «journal de bord» et «Web», est la partie d'internet qu'on consulte dans un navigateur. Un weblog est donc un journal de bord, publié sur le web et accessible à partir d'un navigateur.
Il permet de faire quatre activités principales qui sont : publier des informations, les éditer à tout moment, modifier et commenter les articles écrits. Le blog sert aussi à prendre des notes (aussi appelé K-log), à gérer une classe ou un projet, à transmettre des informations, et à créer et développer les interactions.
Un blog peut servir comme un outil pédagogique, et aider à développer les aspects suivants :
    les compétences rédactionnelles
    la créativité (pour renouveler ses sujets, ses approches, ses thématiques)
    la réactivité (pour coller à l'actualité, répondre aux commentaires)
    l'endurance (pour maintenir un rythme de publication régulier)

Le blog permet aussi aux utilisateurs d’être actifs, d’être explorateur autonome et acteur médiatique de premier plan. Il permet de former les élèves et de développer leur sens critique notamment dans la pédagogie par projet. Les blogs sont créés sur des sites dédiés comme Blogger, overBlog... Après s’être inscrit au service à l’aide d’une adresse e-mail, l’utilisateur a accès à un panel de gestion de son blog (Préférences, ajout d'articles, gestion des commentaires, ...) qui lui offre de nombreux outils pour personnaliser l’apparence et l’organisation de l’information sur son blog. Lui seul peut écrire et publier des articles. Les visiteurs eux ont la possibilité de faire des commentaires sur les articles. Différents contenus peuvent être publié sur un blog : ainsi les textes, les fichiers audio et vidéos, les images, les liens entre autres peuvent être publiés par l’auteur et consultés par les visiteurs. Le blog est destiné à différents publics qui vont des amis aux larges publics en passant par les pairs, les collègues, un groupe particulier…

b) Le Forum : Le forum est un échange de messages thématiques asynchrones entre des personnes inscrites à un forum de discussion ou à une liste de distribution portant sur un sujet donné (France Henri et al 2006). Il est également une situation de communication médiatisée ou de médiation qui donne lieu à des interactions de groupes particulières dans un espace numérique. Dans la formation, c’est un outil de communication asynchrone qui est très simple d’utilisation.
Utilisé dans l’apprentissage collaboratif le blog permet aux apprenants de discuter de sujets relatifs aux apprentissages effectués. C’est alors le lieu pour les uns de poser des questions pour approfondir leur compréhension des concepts et pour les autres de mieux maitriser les contenus à travers l’exercice d’explicitation que nécessite l’aide aux pairs. Il peut aussi être le lieu ou l’enseignant interagit avec ses apprenants sur un cours, un exercice ou toutes autres activités pédagogiques.
Sizmour et Osborne (1997) identifient dix catégories significatives d’interventions qu’ils appellent les ideational exchanges : l’ouverture, l’introduction, la relance, l’élaboration, la remise en question, la rétractation, l’intégration, l’invitation à prouver, l’incitation à affiner et enfin la réserve. Les logiciels enregistrent les interactions des membres des forums qui sont ensuite analysées pour l’évaluation des étudiants. C’est ainsi à partir de ces traces (nombre, pertinences et régularité des messages, réponses aux sollicitations des pairs, réinvestissement des contenus du cours dans les échanges…) que les apprenants sont évalués. Pour F. Henri (1991), cinq dimensions génériques, chacune d’elles pouvant comporter plusieurs sous-catégories, permettent d’analyser les interactions pédagogiques. Il s’agit de « participation, social, interaction, cognition et métacognition ». Les forums mettent en relation les apprenants entre eux seuls, entre eux et avec un enseignant, entre un enseignant et eux.

c) Le Chat : Le Chat est un outil de communication synchrone qui permet à plusieurs utilisateurs de discuter à temps réel. Selon Annie Corbel et al, Tous les messages tapés par les interlocuteurs sont visibles, dans l’ordre où ils ont été tapés, dans la fenêtre chat de tous les participants connectés à cette session. Chaque message est précédé du nom de son auteur. Les outils de chat se retrouvent dans les plateformes d’apprentissage en ligne. Ils permettent l’organisation de réunion synchrone entre les différents acteurs. Les profs l’utilisent pour des réunions de lancement et de coordination de leurs cours ou modules ou le suivi des activités des apprenants. Il permet au prof de livrer et d’expliciter les activités attendues des apprenants, mais aussi de leur faire des remarques et conseils pour la poursuite et ou l’amélioration de leur travail. Il permet aussi au tuteur de recevoir et de répondre aux questions des élèves. Les apprenants l’utilisent souvent entre eux pour coordonner le travail collaboratif ou en équipe. Il peut être utilisé pour engager une discussion dans l’objectif de négocier le sens d’une partie du graphe d’argumentation, coordonner l’écriture collaborative d’un texte etc. Il est très utilisé sur les plateformes d’apprentissage qui intègrent d’autres outils de communication. Cependant certaines structures organisent des chats accessibles via les téléphones portables. Il nécessite la présence simultanée des interlocuteurs d’où son utilisation pour des activités planifiées. Ils mettent en relation les apprenants entre eux seuls, entre eux et avec un enseignant, entre un enseignant et eux. Suivant les besoins, l’enseignant ou le tuteur dirige les interventions ou est à l’écoute des apprenants.
  1. La carte conceptuelle
La carte conceptuelle (ou schéma conceptuel, en anglais ‘‘concept map’’) est un diagramme qui représente les liens entre différents concepts liés à une thématique précise. Plusieurs études ont été consacrées ces dernières années au cadrage théorique de la carte conceptuelle et son importance dans le processus d’apprentissage. Pour Novack, il s’agit d’ une représentation spatiale d’une base de connaissance déclarative. Il définit les cartes conceptuelles sont « des outils pour l’organisation et la représentation des connaissances » (J.D. Novak,, 1995).
Il existe plusieurs variantes dans la nomenclature des cartes conceptuelles : mind map, carte des idées ou carte heuristique, schéma de pensée, carte mentale, arbre à idées ou topogramme. La différence entre une carte heuristique et une carte conceptuelle est que cette dernière relie un ensemble de concepts entre eux par des lignes orientées et qualifiées. De plus, elle prend la forme d' un graphe alors que la carte heuristique est un arbre (Rémi BACHELET)[3]
Sur le plan formel, les cartes conceptuelles sont formées des concepts  dans des cercles ou boites reliés par des lignes. Les concepts sont représentés d’une manière hiérarchique : les concepts clés sont en haut et  les moins généraux sont classés hiérarchiquement en dessous  des précédents.
L a carte conceptuelle est utilisée aussi bien à l’école qu’en entreprise. Plusieurs avantages sont liés à  cet outil graphique : il favorise le processus de construction de connaissance (1), aide à la structuration des connaissances (2), Incite à un traitement plus profond des connaissances (3), Constitue une extension de la mémoire de travail (4), Favorise la pensée réflexive (5), Aide à l’autorégulation cognitive (6), Aide à la compréhension et à la mémorisation (6).  Comme avec les outils précédents, la carte conceptuelle peut être d’une plus-value certaine quant à  facilitation de l'apprentissage coopératif. A la lumière de ses propres expériences dans ces classes, Novak témoigne en effet que : « la construction de cartes conceptuelles en petits groupes nous a bien servi dans des tâches aussi diversifiées que celles qui consistent à comprendre les idées de la théorie de l'assimilation, dans une perspective de résolution de conflits, pour la clarification des conflits »[4]. Enfin la carte conceptuelle peut être un formidable élément de clarification des contenus d’un curriculum, un support d’apprentissage aisé et un excellent outil d'évaluation.


II.                  APPLICATION DES OUTILS EN CONTEXTE PROFESSIONNEL (Freddy)
1.      Aperçu général sur le milieu professionnel : acquis et contraintes technologiques
Au regard de leur importance, les technologies de l’information et de la communication ont investit la quasi-totalité des secteurs de l’activité humaine (éducation, agriculture, échanges…). Mais il faut remarquer que jusqu’ici, les expériences les mieux réussies d’intégration des TIC se comptent majoritairement et quasi-exclusivement dans un hémisphère : le Nord. Le fossé numérique dans les pays en voie de développement constitue un sérieux handicap à l’intégration des TIC à l’école. L’utilisation des  environnements virtuels de travail (EVT) suppose en effet que chaque apprenant dispose d’une connexion internet et accède aisément à la plateforme. Dans un continent comme l’Afrique, la généralisation de l’utilisation des médias d’apprentissage collaboratif doit suivre le rythme du développement technologique.
2.      Quel outil pour quelle plus-value ?
-          Choix des outils
Malgré les contraintes (faible connectivité au réseau internet, délestage fréquent du courant électrique…), les pédagogues ne sauraient battre en recul. Dans les établissements qui disposent déjà de connexion internet les dispositif d’apprentissage collaboratif en ligne (writeboards, forums, blogs) peuvent être utilisés avec les apprenants. Là où, il n’ya pas de connexion, le focus doit être de mise sur les dispositifs de travail même hors ligne à l’instar  des cartes conceptuels.
-          Avantages liés
-          Inconvénients/ handicaps liés aux autres outils
CONCLUSION (Freddy)
Les outils technologiques (le forum, le chat, le blog, le wiki…) font partie des  environnements virtuel de travail (EVT). Selon D. Peraya, C. Batier, D. Paquelin. C. Rizza, M. Vieira (2008), « La mise en œuvre de ces EVT va en général de pair avec la volonté institutionnelle d’innover en matière de pédagogie universitaire et, en conséquence, de faire évoluer les pratiques pédagogiques. Le plus souvent, une cellule d’innovation pédagogique est créée pour accompagner, voire piloter, le changement ».

ANNEXE : la carte conceptuelle conçue autour des notions « médiation et médiatisation »
NB. - La Carte conceptuelle ci-dessous a été élaborée à l’aide du logiciel Visual Understanding Environment (VUE) disponible sur http://vue.tufts.edu/
      -  Les concepts utilisés ont été essentiellement tirés des articles de Daniel Peraya, ‘‘Médiation et médiatisation : le campus virtuel’’[5] et Thierry Garcin, ‘‘Médiatisation versus médiation’’[6].

 

 

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